Nerf vague


Nerf vague, oreille et comportement social

nerf vague

L’oreille est une voie naturelle de régulation parasympatique via le nerf vague. Ce nerf, innerve différentes régions de l’oreille. Ainsi, la stimulation Hipérion® transmet l’énergie sonore au nerf vague par des impulsions sonores altérnée. Le nerf vague est reconnu être l’un des nerfs plus intéressants à étudier. Mais, même si ce nerf occupe une place considérable dans la régulation neuro-viscerale, son action ne se limite pas à la régulation de la digestion, de la fatigue et des réponses induites par le stress. Par exemple, l’étude ci-dessous montre le rôle des muscles de l’oreille moyenne dans la réduction de l’hypersensibilité auditive dans l’autisme. En effet, le bon fonctionnement des mucles du tympan et de l’étrier revêt un rôle fondamentale dans toute intéraction sociale. C’est ainsi que la stimulation vagale par le système Hipérion® apporte une amélioration de l’état émotionnel et des comportements sociaux.

Porges et al. Reducing auditory hypersensitivities in autistic spectrum disorder. Front Pediatr 2014.

Les fonctions importantes et peu connues de l’oreille.


Nerf vague et psychisme

La théorie polyvagale de Stephen Porges encore peu connue en France, est en train de révolutionner l’approche au psychisme. Elle met en rélief l’interaction des branches sympathique et le parasympathique du système nerveux dans tous les symptômes les plus variés. Stephen Porges a identifié deux circuits dans le système polyvagal. Le premier, le système vagal ventral, aide à comprendre les dynamiques de l’attachement et de l’engagement social. Le deuxième, plus arcaïque, est le système vagal dorsal qui représente quasiment la totalité du système parasympatique et qui régule l’activité neurovégétative.

Le système vagal ventral

Nou allons nous concentrer sur ce système qui est le plus concerné par notre stimulation. Le système vagal ventral de l’engagement social est en action lorsque nous sommes au repos, ou bien, quand nous ne sommes pas menacés. Il nous aide à nous engager avec l’environnement, les autres et nous-mêmes. Lorsque nous sommes menacés, pourtant, le système vagal ventral est outrepassé par le système sympathique qui mobilise les réactions de survie de combat et de fuite. Le flux vers le cortex cérébral est alors diminué. Nous ne pensons donc pas aussi bien, comme une partie du cerveau est éteinte. En effet dans ces cas-là les réponses possibles du cerveau se limitent au niveau reptilien et émotionnel. C’est à dire que, nous ne sommes pas en capacité de prendre des décisions raisonnées si nous sommes dans un état d’alerte. Dans ces circonstances nous sommes dans l’impossibilité d’avoir du recul, de la lucidité.

Nerf vague et cohérence cardiaque

Le cœur est très important en termes de science polyvagale. De façon naturelle, le rythme cardiaque s’accélère un peu lorsque vous inspirez, et ralentit un peu lorsque vous expirez. Plus il y a de différence entre votre rythme cardiaque en inspirant et votre rythme cardiaque en expirant, plus votre tonus vagal est élevé. Un tonus vagal élevé signifie que votre corps peut se détendre plus rapidement après un stress, d’où l’intérêt de la cohérence cardiaque et la variabilité de la fréquence cardiaque. Lorsque on a une activation optimale du tonus vagal, on est dans un état de vigilance calme, la pensée plus éclairée. Alors, on est connecté au système vagal ventral – c’est à dire au système d’engagement social – état propice à des émotions et à des comportements sociaux plus adaptés.