Conçue et élaborée par le Dr Issartel, normés CE médical, la thérapie neurocognitive Hipérion® repose sur un processus de neuromodulation suivant à des oscillations acoustiques aléatoires et répétées. Les neuromodulations induitent par la gymnastique cérébrale visent à rétablir l’équilibre nerveux (cognitif, affectif et comportemental). En effet ces effets sont possibles grâce à la plasticité du cerveau, toujours capable d’apprendre et de se réorganiser à tout âge.

Les neuromodulations Hipérion apportent une profonde trasformation apte à reporter l’organisme à son équilibre neurophysiologique naturel. La découverte de ce mécanisme par les neurosciences a permis de comprendre que rien n’est figé dans notre cerveau. Rien n’est figé dans notre cerveau, alors rien n’est figé dans notre esprit, ni dans nos croyances et dans nos comportements. Nous sommes, donc, en quelque sorte « programmés » pour ré-apprendre. L’organisation de notre cerveau peut s’adapter et se reconfigurer à tout moment par des stimuli adaptés.


Les principes à la base de la stimulation Hipérion

La loi de Hebb

La loi de Hebb est basée sur une hypothèse scientifique en neurosciences. Elle décrit les changements d’adaptation neuronale dans le cerveau pendant un processus d’apprentissage. Elle décrit un mécanisme fondamentale de plasticité synaptique dans laquelle l’efficacité synaptique augmente lors d’une stimulation répétée et persistante. C’est une loi importante à connaître lorsque on souhaite créer des changements durables dans sa vie, des transformations comportementales et de conduite de vie.

La théorie de la cognition incarnée

Selon cette approche, la cognition ne serait pas que abstraite (fonctions supérieures), mais plutôt essentiellement sensorimotrice. En effet le neurone est né pour le mouvement. La cognition incarnée considère que l’esprit (perception, affectivité, intuition, pensée, jugement) doit être compris dans le contexte de son corps (le « contexte sensorimoteur »), et de l’interaction de ce dernier avec l’environnement. Si notre système cognitif s’est développé en prenant racine sur les systèmes sensoriels et moteurs, nos représentations spatiales devraient donc elles aussi s’être développées en s’ancrant dans les systèmes sensoriels et moteurs. L’inégrateur véstibulaire et cochléaire sont impliqués dans cette acheminement entre sensorialité et représentation mentale. En d’autres termes, c’est un nouveau paradigme basé non pas sur la métaphore de l’ordinateur, mais sur celle des organismes vivants.

La théorie polyvagale (nerf vague)

Stephen Porges, qui a développé la théorie polyvagale, a identifié un ordre biologique de réponses humaines qui s’applique à toutes les expériences humaines. Nous venons au monde en étant conçus pour nous connecter. Le système nerveux autonome est notre système de surveillance personnel, toujours à se demander « suis-je en sécurité ? ». Son but est de nous protéger en évaluant la sécurité et le risque, en écoutant à chaque instant ce qui se passe dans notre corps et autour de lui. Cette écoute attentive se produit bien en profondeur, loin de la pensée et de notre contrôle conscient. Le nerf vague revêt un rôle primordiale dans la régulation des comportement et des centres cérébraux supérieurs. Ce nerf innerve les deux muscles de l’oreille moyenne. Or, lors de la stimulation Hipérion, ce nerf reçoit une stimulation tout à fait naturelle qui rejoint le système nerveux d’engagement social, du désir de communiquer et de se sentir en sécurité.


En quoi consiste la stimulation ?

Suite à la mise au point d’un programme de stimulation personnalisé qui découle d’un premier bilan, par le moyen d’un casque d’écoute, vous êtes en parallèle à un dispositif qui exerce des oscillations acoustiques. Cette activité répétée a pour objectif de mobiliser le cerveau face à des stimuli. Pour mieux comprendre cet effet, imaginez les contractions de l’iris autour de la pupille lors des contrastes de lumière. En effet, il s’agit d’une véritable activation, syntonisation et reconnexion avec son environnement proche. Les stimuli sonores, dans notre approche, représentent seulement une porte d’entrée pour entrainer le cerveau dans une gymnastique d’éveil.

Un premier effet provoque des basculements imprévisibles et répétés du timbre des musiques qui surprennent le cerveau dans ses mécanismes attentionnels. Dans cette dynamique de va-et-vient, le cerveau travail de manière intensive dans une alternance entre une position de mise à l’écoute (effet surprise) et de mise au repos. Par analogie, l’effet surprise déclenché par les oscillations, a le même effet que celui d’un bruit inattendu. Par exemple, un chien qui reposerait dans son coin, souleverait ses oreilles pour comprendre ce qui se passe dans son environnement proche. La deuxième oscillation concerne des mouvements acoustiques droite-gauche qui renforcent la connectivité entre les deux hémisphères cérébraux.


Pourquoi des oscillations et pas de la musique simple ?

Les oscillations induites par le dispositif s’inscrivent dans une dynamique de stimulation à polarités altérnées. La stimulation agit à la fois sur le système nerveux central, sur le système nerveux vagale et sur le plan mental. Disons d’abord que plusieurs sont les formes de stimulation altérnée entre deux polarités qui ont la vertu de solliciter l’organisme à différents niveaux.

A titre d’exemple, imaginez de prendre une douche selon une témpérature d’eau que plus vous convient ; vous ressentirez probablement des bienfaits tel qu’un apaisement et une sensation de bien-être, etc. Or, si vous imaginez de prendre la même douche en changeant seulement la température de l’eau en alternant la polarité eau chaude/eau fraîche, vous comprendrez facilement que votre organisme est stimulé de manière completement différente.

Il s’avère alors que dans cette dernière ciconstance la stimulation des systèmes nerveux, immunitaire et lymphatique est très différente comparée à une douche prise à la même température. En effet, ce qui change radicalement c’est le sens d’habituation (température constante) contre une obligation de réaction face à une demande repétée de changement, (température modulée). Vous ne demandez pas la même chose à votre organisme dans les deux cas de figures. Or, entre les musiques simples et les musiques altérnée et polarisée Hipérion il passe la même différence, en terme de sollicitation du système nerveux central et du système nerveux autonome.


A quoi ça sert cet exercice au changement ?

Hipérion est une écoute facilitatrice du changement. En fait, de manière mentalement plus représentative, l’induction d’un effet surprise à partir d’un canal sensoriel a la même valence d’une surprise qui s’avère dans la vie courante. Si par exemple, vous avez rdv avec quelqu’un et que peu de temps avant on vous dit qu’on ne peut plus l’honorer, vous vous trouverez dans une situation inattendue. Fasse à une telle circonstance, vous serez obligés de reformuler et de reprogrammer votre futur plus proche.

En effet, c’est là que se recréent de nouvelles reformulations de votre « programme de vie ». A savoir que, chaque acte mental a un correlé neuro-physiologique ; ainsi, si nous entraînons nôtre cerveau à l’effet surprise et donc à s’adapter au changement, à l’imprévu, alors il y a de fortes chances que nôtre esprit encourt dans une nouvelle dynamique de reformulation de ses propres convinctions, de ses propres jujements envers soi même et envers les autres. C’est ainsi que l’on instaure progressivement une nouvelle manière de concevoir sa vie et tourner la page.


En quoi consiste une séance d’écoute Hipérion ?

Vous êtes allongés sur une table de soin ou assis confortablement dans un fauteuil. Un casque d’écoute connecté à l’oscillateur acoustique Hipérion vous diffuse la stimulation calé sur votre profil sonore. Aucun effort de concentration est demandé. Au contraire, comme dans le cas d’un massage corporel, vous êtes invitez à fermer vos yeux en vous laissant porter par les oscillations acoustiques qui agiront sur les mécanismes réflexes plus arcaïques.

Comme vous le savez déjà pour les contrastes de lumière qui rejoignent nos yeux, l’iris a une propriété contractile indépendante de notre volonté. A l’instar des yeux, le système auditif propage l’influx nerveux aux centres supérieurs. Pour se faire, le tympan, comme un diaphragme acoustique, réagit aux modulations sonores grâce à l’activation des muscles de l’oreille moyenne.


Cerveau auditif = Cerveau social

Premièrement parce que le cerveau auditif est strictement lié à la boucle émotion-cognition-comportement. En effet, du fait de l’imbrication des voies auditives avec de nombreuses régions cérébrales, le cerveau auditif participe à un grand nombre de régulations nerveuses. C’est pourquoi, une neuro-stimulation par le canal auditif apporte des bienfaits dans les cas de troubles psycho-affectifs, cognitifs et comportementaux.

thérapie neurosensorielle auditive pour troubles du comportement
Connexions réciproques entre les voies auditives et les régions frontales qui contrôlent l’axe émotion-cognition-comportement.

Deuxièmement, l’oreille atteint le système nerveux végétatif par le nerf vague, qui innerve différentes régions de l’oreille moyenne et de l’oreille externe. Ainsi, la stimulation sonore altérnée Hipérion rejoint le cerveau via le nerf vague.

Il s’agit d’un moyen de stimulation très simple et efficace. La stimulation modifie la façon dont le cerveau perçoit, interprète et comprend les informations. En effet, le cerveau peut facilement changer sa manière de traiter l’information sensorielle par des stimuli extérieurs appropriés. C’est ainsi qu’on peut agir sur la neuroplasticité et faciliter les déblocages psycho-affectifs et les comportements mal adaptés.



« Les expériences vécus ne sont pas stockées dans le cerveau. Elles changent simplement la manière dont nous percevons, agissons, pensons et planifions. Cet effet est assuré par un changement physique de la structure des circuits nerveux qui participet à la perception, l’action, la pensée et la planification ».

Neil R. Carlson – Physiology of Behavior