Conçue et élaborée par le Dr Issartel, la thérapie neurocognitive Hipérion® repose sur des neuromodulations obtenues grâce à des oscillations acoustiques aléatoires et répétées. Les neuromodulations, par cette « gymnastique cérébrale », visent à rétablir l’équilibre nerveux. A ce titre, la méthode Hipérion® intervient à la fois sur le plan cognitif, émotionnel et comportemental.

Par ailleurs, ces effets sont possibles grâce à la plasticité cérébrale permettant l’apprentissage et la réorganisation du cerveau à tout âge. La découverte de ce mécanisme par les neurosciences a permis de comprendre que rien n’est figé dans notre cerveau. Par conséquent, si rien n’est figé dans notre cerveau, alors rien n’est figé dans notre esprit. Rien n’est figé dans nos croyances, rien n’est figé non plus dans nos comportements. Donc, nous sommes tout à fait « programmés » pour réapprendre et de ce fait pour changer.


En quoi consiste la thérapie neurocognitive Hipérion ?

Suite à la mise au point d’un programme personnalisé qui découle d’un premier bilan, par le moyen d’un casque d’écoute, vous écoutez des oscillations acoustiques à partir d’un support musical. De fait, ces oscillations, en polarité grave/aigu, ont pour objectif de mobiliser le cerveau, de le reveiller. Pour mieux comprendre cet effet, imaginez les contractions de l’iris autour de la pupille lors des contrastes de lumière. En effet, il s’agit d’une véritable activation, d’une réélle syntonisation et reconnexion avec son environnement proche. Les stimuli sonores, dans notre approche, représentent une porte d’entrée pour acceder au cerveau. Elles ont pour bût d’entrainer le cerveau vers une dynamique d’éveil.


Pourquoi des oscillations et pas de la musique simple ?

Les oscillations induites par le dispositif s’inscrivent dans une dynamique de stimulation à polarités altérnées. La stimulation agit à la fois sur le système nerveux central, sur le système nerveux vagale et sur le plan mental. Disons d’abord que plusieurs sont les formes de stimulation à polarités altérnée. Elle ont la vertu de solliciter l’organisme et à différents niveaux.

A titre d’exemple, imaginez de prendre une douche à une témpérature agréable pour vous. Certainement, vous ressentirez des bienfaits tel qu’un apaisement et une sensation de bien-être, etc. Or, si vous imaginez de prendre la même douche en changeant la température de l’eau en alternant la polarité eau chaude et eau froide, vous comprendrez que cette fois votre organisme est stimulé de manière complètement différente.

Alors, il s’avère que la stimulation des systèmes nerveux, immunitaire et lymphatique est radicalement différente. En effet, ce qui change de manière radicale c’est le sens d’habituation dans le premier cas et son impossibilité dans le deuxième. Ainsi, nous avons une température constante contre une obligationà réagir face à une altérnance repétée de changement (température modulée). Vous ne demandez pas la même chose à votre organisme dans les deux cas de figures. Or, entre l’écoute de musiques simples et l’écoute altérnée et polarisée Hipérion il passe la même différence. C’est pourquoi, en terme de sollicitation des systèmes nerveux, Hipérion offre des avantages majeurs en termes thérapeutiques.


A quoi sert cet exercice au changement ?

La thérapie neurocognitive Hipérion est aussi une écoute facilitatrice du changement. En fait, l’effet surprise déclenché à partir d’un canal sensoriel a la même valence d’une surprise qui s’avère dans la vie courante. Par exemple, si vous avez RDV et peu de temps avant quelqu’un vous communique qu’il ne peut plus l’honorer, vous vous retrouvez dans une situation inattendue. Fasse à une telle circonstance, vous reformulez et vous reprogrammez votre futur proche.

A savoir que, chaque pensée a un correlé neuro-physiologique. Ainsi, même pendant la thérapie Hipérion, nous entraînons nôtre cerveau à l’effet surprise. Il s’agit bien donc du changement, il s’agit de l’imprévu. Alors, il y a de fortes chances que nôtre esprit prenne la voie d’une nouvelle dynamique pour reformuler ses propres convinctions.


Cerveau auditif = Cerveau social

Pourquoi ? Premièrement, parce que le cerveau auditif est strictement lié à la boucle émotion, cognition, comportement. En effet, grâce aux imbrications des voies auditives avec d’autres régions, le cerveau auditif participe à un grand nombre de régulations nerveuses. C’est pourquoi, une stimulation de ce type apporte des bienfaits dans les cas des troubles psycho affectifs, des troubles cognitifs et des troubles du comportement.

thérapie neurosensorielle auditive pour troubles du comportement
Connexions réciproques entre les voies auditives et les régions préfrontales qui contrôlent l’axe émotion-cognition-comportement.

Deuxièmement, puisque le nerf vague innerve l’oreille, la stimulation Hipérion rejoint le cerveau via ce nerf. Il s’agit d’un moyen de stimulation très simple et très efficace. Cette thérapie neurocognitive modifie la façon dont le cerveau perçoit et interprète les informations. En effet, le cerveau peut facilement changer sa manière de traiter l’information. Ainsi, on aura agit sur la neuroplasticité et on aura facilité les déblocages psycho affectifs et les troubles du comportement.


Les principes de la thérapie neurocognitive Hipérion

La loi de Hebb

La loi de Hebb se base sur une hypothèse en neurosciences. Elle décrit les changements d’adaptation neuronale qui ont lieu dans le cerveau pendant un processus d’apprentissage. Elle décrit un mécanisme fondamentale de plasticité cérébrale dans laquelle l’efficacité synaptique augmente lors d’une stimulation répétée et persistante. C’est une loi importante à connaître lorsque on souhaite créer des changements durables dans sa vie, lorsque on souhaite des transformations comportementales et de la conduite de vie.

La théorie de la cognition incarnée

Selon cette approche, la cognition ne serait pas que abstraite (fonctions supérieures), mais plutôt essentiellement sensorimotrice. En effet le neurone est né pour le mouvement. La cognition incarnée considère que l’esprit (perception, affectivité, intuition, pensée, jugement) doit être compris dans le contexte de son corps et de l’interaction qu’il a avec son environnement proche. ainsi, si notre système cognitif s’est développé en prenant racine sur les systèmes sensoriels et moteurs, nos représentations mentales doivent forcement s’être développées en s’ancrant dans les systèmes sensoriels. Les intégrateurs véstibulaire et cochléaire sont impliqués dans cette acheminement entre sensorialité et représentation mentale. En d’autres termes, c’est un nouveau paradigme basé non pas sur la métaphore de l’ordinateur, mais sur celle des organismes vivants.

La théorie polyvagale (nerf vague)

Stephen Porges qui a développé la théorie polyvagale a identifié un ordre biologique des expériences sociales humaines. Nous venons au monde en étant conçus pour nous connecter. Le système nerveux autonome est notre système de surveillance personnel, toujours à se demander « suis-je en sécurité ? ». Son but est de nous protéger en évaluant la sécurité et le risque. Il écoute à chaque instant ce qui se passe dans notre corps. Cette écoute attentive se produit bien en profondeur, loin de la pensée et de notre contrôle conscient.

Le nerf vague revêt un rôle primordiale dans la régulation des comportements en régulant les centres cérébraux supérieurs. Le nerf vague innerve les deux muscles de l’oreille moyenne. Or, lors de la stimulation Hipérion, ce nerf reçoit une stimulation naturelle qui rejoint le système nerveux d’engagement social. Il s’agit de la branche myélinisée de ce nerf. Il régule également, le désir de communiquer et le sentiment de sécurité.



« Les expériences vécues ne sont pas stockées dans le cerveau. Elles changent simplement la manière dont nous percevons, dont nous agissons, dont nous pensons et que nous planifions. Cet effet est assuré par un changement physique de la structure des circuits nerveux qui participet à la perception, à l’action, à la pensée et à la planification ».

Neil R. Carlson – Physiology of Behavior